Partager l'article ! RECIT - Mon ange d'outre-atlantique - 3: Elle doit être folle d’impatience de se faire bouffer, mais je l’agace encore un peu en effleurant ...
Elle doit être folle d’impatience de se faire bouffer, mais je l’agace encore un peu en effleurant à peine de mes lèvres sa petite fente gonflée et ruisselante.
— « Oui ! Oui ! Je t’en prie ! Viens maintenant ! Bouffe-moi ma chérie ! » Gémit-elle.
Je ne résiste plus et je me jette sur elle pour la bouffer. Sa mouille dégouline dans ma bouche, coule sur mon menton. Mon nez s’enfonce en elle. Je la lèche avidement. Je pince ses lèvres entre les miennes et je les suce, puis ma langue va titiller son clitoris. Je sens qu’elle dégouline de plus belle. Mes doigts se joignent à ma langue. Ils s’enfoncent dans son vagin moelleux. Je prends garde à ne pas la blesser avec mes ongles longs. J’enfonce un doigt, puis deux, puis trois. Gardant mes doigts serrés, je les fais doucement aller et venir à l’orée de son vagin. Ils font un petit bruit mouillé et ressortent luisant de mouille. Je me rends compte soudain que je bave. Je bave d’excitation devant ce spectacle comme on salive devant une pâtisserie. Ma salive se mélange à sa mouille et je renfonce mes doigts avec délectation un peu plus profond. Elle respire très fort. Son cul s’avance, cherchant mes doigts pour venir se les enfoncer encore plus profondément. J’ajoute un quatrième doigt et finalement, c’est toute ma main qui s’enfonce dans son vagin. Elle pousse des petits cris et donne des coups de reins pour mieux se faire enfiler. Ma main la baise à fond et lorsqu’elle me crie : « encore ! Plus fort ! » J’hésite à lui obéir, par crainte de la blesser. Mais elle est partie vers son plaisir et ne l’entends pas de cette oreille. Elle se soulève sur ses coudes et regarde d’un air affolé ma main aller et venir dans sa chatte. Elle semble fascinée par ce spectacle, hypnotisée. Ses yeux restent mi-clos et son bassin vient peser sur ma main pour chercher à l’enfoncer encore. Son visage est sérieux, tendu, concentré. Je comprends qu’elle est concentrée sur son plaisir qui monte. Elle grince entre ses dents : « Oui ! Oui ! Encore ! Encore ! ». Ses cris vont crescendo jusqu’à ce qu’elle hurle son plaisir, son visage tordu rejeté en arrière. Après un ultime coup de bassin qui enfonce mes doigts à fond dans son ventre, elle se laisse retomber en arrière et éclate en sanglot. Ou plutôt elle se met à rire. Ou peut-être les deux à la fois. Je retire doucement ma main dégoulinante de son sexe et je remonte vers elle. Je la couvre de petits bisous pour la calmer.
— « Ma chérie, ma chérie, calme-toi… Je t’aime. »
Nous restons un moment allongées, sans plus bouger. Je somnole un peu. Le temps se suspend. Je me réveille soudain la gorge desséchée. Il faut que je boive tout de suite ! J’ai une soif incroyable. De l’eau, de l’eau il me faut de l’eau !
— « Qu’est-ce qui t’arrive ? » demande Ludivine.
— « Il faut que je boive, je meurs de soif ! »
— « C’est parce que cette chambre est surchauffée. C’est moi qui ai poussé le chauffage pour qu’on soit bien en sueur toutes les deux. »
— « Tu as ben fait. C’est bon cette chaleur. J’ai l’impression d’un petit paradis terrestre où on peut vivre toute nue. »
— « Attends, il y a un mini bar. »
Elle se lève et prends deux bouteilles d’eau minérale dans le petit réfrigérateur qui est caché sous un rayonnage.
— « Tiens ! Désaltère-toi. »
Je bois goulûment. Elle reste debout, nue devant la fenêtre. Elle tire les rideaux. La nuit est tombée.
— « Il doit commencer à se faire tard. Il va falloir rentrer. »
— « Déjà ! »
— « Franck nous attend pour le dîner. Il a voulu te préparer une spécialité pour t’accueillir. »
— « Il sait cuisiner ? »
— « Oui, oui, et il sait aussi plein d’autres choses ! »
Elle rit. Moi aussi. Elle reste debout, songeuse, le regard perdu dans la nuit qui s’installe sur San Francisco.
— « Tu l’aimes très fort ? »
Elle reste silencieuse.
— « Je crois que c’est vraiment lui, l’homme de ma vie », dit-elle d’un air rêveur et sérieux.
Je la regarde. Je suis heureuse qu’elle soit amoureuse de cet homme. Je n’éprouve étrangement aucune jalousie. Je suis seulement heureuse que mon amie, mon amour, soit amoureuse de cet homme. Et je prie en moi-même pour que cet amour reste toujours vivant.
— « Allez, prépare toi ! »
Je me rhabille. Je n’ai pas du tout envie de quitter cette chambre, notre première chambre d’amantes.
— « Allons ! Ne fais pas cette tête ! On aura encore plein de moments pour nous. Franck doit de toute façon travailler samedi. »
Je me lève en titubant et je m’avance vers elle, nue. Nous regardons ensemble la nuit s’installer sur la baie. On voit au loin quelques lumières clignoter sur l’océan qu’on devine plus qu’on ne le voit. Elle me prend par la taille et je pose ma tête sur son épaule… Ca y est, je suis enfin chez moi.
Après nous être rhabillées et avoir mis un peu d’ordre dans nos cheveux emmêlés, nous sommes redescendues à la réception. Dans l’ascenseur nous sommes restées silencieuses. Ludivine a réglé la note d’hôtel et maintenant nous redescendons la rue. Je trébuche sur les pavés. Je suis épuisée par le voyage et par tant d’émotions. Ma valise n’a jamais été aussi lourde. Ludi a pitié de moi et s’offre à porter mon deuxième sac. Il fait frais et le quartier où nous sommes est très animé. Au lieu d’aller vers le parking, elle m’entraîne à l’intérieur de l’aéroport vers une station de métro. Une station de funiculaire pour être plus précise.
La petite cabine commence à descendre en grinçant. Les immeubles défilent paisiblement devant nous. À mesure que le funiculaire descend vers la baie. Une vieille dame très digne me sourit en s’asseyant en face de moi. Je réponds à son sourire. Mon regard croise le sien, puis celui de Ludivine. Nous laissons le silence nous unir. Assise à ses côtés, je prends sa main dans la mienne. La fatigue de la journée m’accable. Je pose ma tête sur son épaule. Je sens un baiser dans mes cheveux. J’ai chaud. Je suis bien. Une station plus loin, la cabine s’immobilise et la vielle dame se lève pour sortir. En sortant, elle nous regarde avec une petite lueur d’amusement dans les yeux et nous salue d’un « bonsoir ! » Sonore et souriant. Elle doit être dure de la feuille, mais elle ne doit pas être idiote. Son regard est plein de vivacité, d’intelligence. J’ai le sentiment qu’elle a compris ce qu’il y avait entre Ludi et moi.
On va jusqu’au terminus. À la sortie, Ludivine m’emmène dans une rue un peu en surplomb et nous voici devant son immeuble.
— « Tu vois, ce n’était pas loin. »
— « Il est joli cet immeuble. »
— « Oui, oui, nous habitons le dernier étage. »
Elle a dit qu’ils habitent « le » dernier étage, et pas « au » dernier étage.
— « Vous avez tout l’étage pour vous ? »
— « Oui. En fait, nous avons tout l’immeuble pour nous. Franck en a hérité après le décès de ses deux parents il y a une dizaine d’années. On utilise le dernier étage et on loue les autres. »
— « Eh bien ! Mais alors, vous êtes riches ! »
— « Oui, on peut dire ça… Enfin, on est très à l’aise. » Dit-elle en riant.
L’entrée est superbe, du marbre, des tapis, des glaces biseautées. Nous montons dans le vieil ascenseur en bois sombre. Je case comme je peux ma valise dans l’étroite cabine et nous voilà partis. Ludivine en profite pour se serrer contre moi. J’ai peur que ses voisins ne nous surprennent car la cabine est vitrée, mais Ludi semble s’en soucier comme d’une guigne. Je sens ses mains virevolter partout sur moi. Elle me roule un patin qui m’électrise. La peur d’être surprise me paralyse. La cabine s’immobilise.
— « Viens ! »
Elle ouvre la porte de l’appartement avec un badge électronique. Ça m’impressionne ce confort. Je repense à mon petit immeuble parisien et sa misérable cage d’escalier. La porte blindée s’ouvre silencieusement. L’appartement est sombre. J’entends une musique en sourdine. Musque romantique. Il me semble reconnaître du Bruce Springsteen. Tout est calme. Ludivine suspend nos vêtements dans l’entrée et me guide vers ma chambre.
— « Viens, tu seras bien dans cette chambre. On ne l’utilise que pour recevoir des amis. Je suis vraiment heureuse que ce soit toi qui y dormes ce soir. Tu aurais du venir plus tôt. C’est un vrai bonheur de nous être retrouvées ! »
Elle vient vivement se serrer contre moi. Elle m’embrasse à pleine bouche.
— « Arrête ! Tu es folle, ton mari ! »
— « Ne t’inquiète pas, il est en train de cuisiner et il est bien trop occupé pour venir… »
Elle ne se lasse pas de m’embrasser mais ma nervosité m’empêche de m’abandonner. J’ai une trouille bleue que son mari ne nous surprenne. Comprenant qu’elle n’arrivera pas à me rassurer, Ludi renonce à ses caresses et m’emmène vers la cuisine d’où s’échappent de délicieuses odeurs de pâtisserie.
— « Franck ! On est là ! Viens ! »
Je découvre le dénommé Franck penché sur le four, surveillant la cuisson d’un gâteau dont l’odeur me met l’eau à la bouche. Il se redresse et nous sourit gentiment. Je croise un regard perçant.
— « Bonsoir » dit-il avec un délicieux accent américain.
— « Franck, je suis si contente que tu puisses enfin rencontrer Carole dont je t’ai souvent parlé. »
— « Oui, oui, nous sommes vraiment heureux que tu ais pu venir. Ludi était très impatiente de te recevoir et moi aussi, j’avais hâte de faire ta connaissance. Tu dois être épuisée après ce voyage. Je t’ai préparé de quoi vous restaurer. J’espère que tu aimeras. »
Franck a le crâne rasé et une créole à l’oreille gauche. Ludivine se serre tendrement contre lui. J’ai un petit pincement de jalousie en la voyant si radieuse. Mais la bassesse de ce sentiment fugitif ne résiste pas une seconde au spectacle de son bonheur. Franck est d’une tête plus grand que Ludi. C’est attendrissant de les voir côte à côte. Elle a l’air fragile dans ses bras. Son français est parfait avec un léger accent, sans afféterie. Son regard est très clair. Je suis sous le charme.
— « Je suis sûre que oui, ça sent vraiment très bon. »
Apéritif, repas. La cuisine est délicieuse. Il y a un petit vin californien très frais qui accompagne les plats. Franck rit aux larmes en nous écoutant raconter nos frasques d’étudiantes. Nous dégustons le fameux gâteau qui tient ses promesses. Parfois je croise le regard pétillant de Ludivine qui semble me dire : « Alors, tu comprends ? Tu comprends pourquoi je me suis faite « bousculer » par ce mec ? » Nous nous levons pour débarrasser la table et d’un seul coup je sens toute la fatigue de la journée me tomber dessus. Ludi s’en aperçoit et me propose d’aller me coucher sans attendre. J’accepte avec reconnaissance car je n’ai plus qu’une envie : me glisser le plus vite possible entre deux draps et dormir !
— « Tiens voilà des draps de bains, n’hésite pas à utiliser ta salle de bain à ta guise. Franck et moi utilisons celle qui est attenante à notre chambre. Bonne nuit ma chérie ! »
Ludivine pose deux baisers sonores sur mes joues. Son regard malicieux croise le mien. Elle sait que je préférerais une autre sorte de baiser. Franck s’incline pour me saluer, dans un geste un peu désuet. Cela étant dit, j’aime bien. Ça me change agréablement. Je repense au dernier mec avec qui je suis sortie. La vulgarité de l’expression « mec avec qui je suis sortie », convient parfaitement à ce souvenir. Il m’a ramené chez moi. Dans la voiture, en bas de mon immeuble, il m’a dit niaisement : « tu m’invite à prendre un dernier verre ? ». Comme ça faisait longtemps que je n’avais pas baisé, j’ai laissé faire. Finalement, je me suis ennuyée tout au long de cette soirée idiote et même quand il m’a baisée, je ne pensais qu’à trouver le moyen de le faire partir le plus vite possible.
Bon, c’est vrai, je suis un peu injuste avec ce jeune homme. Il n’était pas si bête que ce que je veux bien dire. Je dois reconnaître qu’il a été doux et attentionné avec moi ce soir-là. En fin de compte, même si ce n’est pas un souvenir d’une sensualité époustouflante, il m’a quand même fait jouir. Il mérite donc un minimum d’égards et de reconnaissance. La reconnaissance du ventre en quelque sorte ! Mais je me souviens que, même en jouissant, j’avais encore l’impression de perdre mon temps avec lui. Et puis de toutes les façons, ce soir j’ai envie d’être injuste, d’être méchante. J’en ai envie parce que je me sens forte. Forte de l’amour qu’il y a entre Ludi et moi. Pourtant, je ne me fais pas d’illusion, je sais que notre passion devra rester très discrète, pour ne pas dire secrète. Je sais que sa vie est ici à San Francisco, avec Franck. Mais malgré tout, malgré cette fragilité, je suis sûre que cette liaison passionnément physique avec moi n’est pas pour elle une simple distraction, un simple piment pour sa sexualité de femme mariée. Il y a quelque chose de trop fort dans ce plaisir que nos corps savent faire naître pour que nos vies à l’une et l’autre n’en soient pas bouleversées, transformées. Je le sens, je le sais, j’en suis sûre. Je suis forte de cette énergie érotique. Je suis invincible… Une bonne douche me calme et me délasse. Je me glisse enfin dans le lit…
J’ai oublié hier soir de tirer les rideaux et le soleil entre à flot dans la chambre. Je m’étire, repousse la couette et m’assied au bord du lit, les cheveux en bataille. Je me traîne paresseusement vers la fenêtre. La vue sur la baie est splendide. Le soleil d’automne est étonnamment chaud à cette heure matinale. Enfin, pas si matinale que ça, car un regard sur ma montre m’apprend qu’il est déjà passé dix heures. J’avais vraiment besoin de repos ! J’enfile le peignoir de bain que Ludivine m’a donné hier soir. Je me brosse rapidement les cheveux pour ne pas avoir l’air de n’importe quoi et je vais vers la cuisine. Franck est en train de finir son petit-déjeuner. Il m’accueille d’un large sourire et me propose toutes sortes de bonnes choses pour une espèce de « brunch » improvisé.
— « Il fait un temps splendide ici, bien plus chaud qu’à Paris. »
— « Oui, c’est une espèce d’été indien que nous avons cette année. »
Ludivine entre dans la cuisine :
— « Bonjour ma chérie ! Tu as bien dormi ? Tu as vu ce temps ? C’est vraiment une journée pour la voile, non ? »
— « Vous faites du bateau ? »
— « Oui, Franck a un petit voilier qui est amarré sur le port 69, juste en dessous de chez nous. Tu aimerais ? »
— « Oui, mais je n’y connais rien du tout. »
— « Pas de problème, c’est moi qui barre et de toute façon, on ne va pas faire de la compétition. » dit Franck.
— « OK, je suis partante. »
— « Alors on va se faire un super petit déjeuner. Comme ça on pourra profiter des heures les plus ensoleillées de la journée. Tu verras, c’est très agréable, on peut s’installer au soleil sur le pont arrière et... En avant pour le bronzage ! »
Franck parti, nous prenons notre temps pour bien déjeuner, Ludi et moi.
— « Ludi, je n’ai pas de maillot de bain ! »
— « Moi non plus ! »
— « ? ? »
— « Là où on va, personne ne nous verra. On est libre. »
— « Et Franck ? »
— « Ne t’inquiète pas, il a l’habitude et de toute façon il a horreur des bains de soleil. Il préfère la nage et la plongée. »
Je suis un peu réticente, mais je me laisse finalement convaincre. De toute façon, je n’ai pas vraiment le choix.
Franck est déjà parti préparer le bateau. Ludi et moi marchons gaiement sous le soleil. La rue est calme. Je porte une robe légère et il fait encore un peu frais. Je frissonne et je prends le bras de ma belle pour me serrer frileusement contre elle. C’est bon. Ludivine achète le journal au kiosque devant la station de funiculaire. Un peu plus loin, devant le bâtiment du club nautique, sur un superbe voilier une silhouette nous fait de grands signes. Je reconnais Franck.
— « Bienvenue à bord ! Prenez tout votre temps… »
— « Magnifique ! C’est ce que vous appelez un « petit voilier » ! »
— « Oui, c’est vrai, il n’est pas si petit. Viens, je vais te faire visiter. »
Ce voilier est un vrai bonheur. Un petit bijou. Je m’attendais à un « optimiste » amélioré et je découvre un vrai bateau avec une vraie cabine, des couchettes. Tout brille et est d’une propreté méticuleuse. Le gouvernail en bois précieux est une merveille, presque une pièce de collection. Moi qui ne m’intéresse pas du tout à la voile, je me sens toute excitée à l’idée de me trouver sur ce splendide bateau. C’est tout nouveau pour moi. Décidément, je collectionne les nouveautés en ce moment. Me voilà embarquée dans une drôle d’aventure !
Ludivine détache solennellement les cordages du quai et saute à mes côtés sur le bateau qui commence à s’éloigner. En pouffant, elle chuchote à mon oreille « tu as vu comme je sais y faire avec les bites d’amarrage ? ». Décidément, on retombe en enfance toutes les deux !
Quelques milles après le Golden Gate, Franck coupe le moteur. On n’entend plus que le vent qui pousse doucement le bateau et le clapotis des vagues. C’est un enchantement. Les bruits de la ville ont disparus. Ne restent que le ciel immense, que l’océan infini et le bonheur d’être là, vivante, pour quelques heures privilégiées que ma vie de petite avocate fiscaliste n’osait même pas espérer.
Le soleil est très haut à présent et il fait chaud comme en été. Je me promène de long en large sur le pont avant. Je veux tout voir. J’ai toujours eu un peu peur de l’eau et c’est presque ma première expérience sur un bateau. Franck est concentré sur le gouvernail. Il actionne les voiles depuis la cabine avec des commandes électriques. Le bateau glisse doucement.
— « Viens », me dit Ludivine, « on va s’installer sur le pont arrière toutes les deux. »
— « À tout à l’heure Franck ! »
— « À tout à l’heure les filles. Ne m’abandonnez pas trop longtemps, le navigateur solitaire aime quand même bien la compagnie ! »
Ludivine rit en m’entraînant. On étale les serviettes de bain. En deux secondes nous voilà nues comme des bébés. Je sens le vent frais sur ma peau tendre, sensible. La température est idéale pour moi. Le soleil me réchauffe. Je suis bien, allongée à côté de mon amante. Nous nous amusons à nous enduire mutuellement de lotion solaire en n’oubliant pas d’en profiter pour faire glisser nos doigts dans nos intimités les plus sensibles. Je passe ma main sur la poitrine de Ludivine. Elle frémit sous la caresse, les yeux fermés. Elle se retourne sur le ventre et je passe ma main luisante de lotion entre ses fesses. Je la masse doucement en y passant un peu plus de temps, et même beaucoup plus de temps qu’il n’est convenable. Au moins, voilà un petit trou du cul qui n’aura pas de coup de soleil ! Mon audace m’étonne. Je jette un coup d’œil anxieux vers la cabine, mais Franck ne peut rien voir. En contrebas dans la cabine, il ne peut pas abandonner le gouvernail et la vitre arrière de la cabine est bien trop haute pour qu’il puisse nous voir. Une chance !
Nous sommes à présent entièrement couvertes de lotion. La moitié du flacon a du y passer tellement nous y avons pris de plaisir. Je n’ai jamais tant apprécié les bains de soleil. Allongées côte à côte, nous échangeons de longs baisers sensuels. Nos peaux luisantes glissent l’une sur l’autre. Chaque geste fait naître le plaisir. Nos corps semblent se découvrir à nouveau comme pour la première fois. Nous prenons tout notre temps. D’ailleurs qu’est-ce que c’est le temps ? Je ne sais plus. Le temps s’est les petites secondes, les petites minutes et ici il n’y a plus rien de petit. Plus que l’immensité de nos plaisirs et de nos vies ouvertes comme nos corps, comme nos sexes.
— « Je meurs de soif ! Tu veux boire quelque chose ? Je te rapporte un Coke. »
Toujours en tenue d’Eve, Ludivine se glisse souplement entre les cordages comme un joli petit pirate et disparaît dans la cabine. J’entends des rires, la voix de Franck. Je ne comprends pas ce qu’il dit. Ses paroles sont étouffées par la paroi de la cabine, leur écho emporté par le vent.
J’ai soif moi aussi et j’attends avec impatience la boisson que Ludivine m’a promise. Mais qu’est-ce qu’elle fiche ? Je n’entends plus son rire, ni leurs voix. Tout est silencieux, juste quelques rires étouffés. Je commence à comprendre tout doucement. Ludivine et Franck doivent être en train de s’embrasser dans la cabine. Sûrement même que Franck est en train de caresser sa jolie femme nue et offerte. Et tout ça à moins de deux mètres de moi. Cette idée me donne soudain la gorge sèche. Moi qui étais déjà morte de soif ! Je déglutis pour me soulager mais mon trouble grandit. Je regarde vers la cabine. Je ne vois rien. Juste un peu le crâne rasé de Franck, toujours à la barre. Je me serais trompée ? Intimidée, je m’approche de la vitre arrière de la cabine. Je jette un coup d’œil rapide et découvre Ludi agenouillée devant Franck.
Je recule aussitôt pour ne pas être remarquée. Mon Dieu ! Ludi est en train de lui tailler une pipe ! Elle est en train de le sucer devant moi ! Elle savait parfaitement que j’allais venir voir, j’en suis certaine ! Je suis sûre qu’elle se doutait bien que, ne la voyant pas revenir, je viendrais voir ce qui se passe. Je suis même convaincue que c’est ce qu’elle cherchait. Elle veut que je la voie en train de sucer son homme ! Cette découverte me bouleverse tant que j’en ai les larmes aux yeux. Tremblante, je m’allonge sur le ventre, la tête contre la vitre qui est presque au ras du pont. Je respire aussi fort que si j’avais fait un cent mètres. Je m’avance prudemment pour mieux voir. Franck garde une main sur le gouvernail et caresse les cheveux de Ludivine qui le suce consciencieusement, les yeux fermés pour mieux se concentrer. Je suis fascinée. Ma chérie a la bouche remplie par la queue dressée de son mari. Franck a une très jolie bite, de belle proportion, assez grosse pour faire mon bonheur en tout cas.
Je reste immobile contre la fenêtre, allongée sur le ventre, captivée par le spectacle de Ludivine en train de sucer. Je la vois frotter son visage tout du long sur cette superbe queue gonflée de désir. Elle glisse son nez entre les cuisses de Franck et je la vois lécher ses couilles, remonter le long de la queue, lécher furieusement cette belle colonne de chair virile, remonter encore jusqu’au gland qu’elle déguste d’abord à petits coups de langue, puis qu’elle se met à téter en arrondissant sa bouche pour l’avaler. Elle le pompe éperdument. Parfois elle l’avale complètement et je la vois s’enfoncer profondément dans sa gorge. Pour reprendre sa respiration, elle laisse échapper l’objet de son adoration. La bite dodeline devant son visage, luisante de salive. De sa main droite elle commence à se branler tout en se caressant la poitrine d’un geste nerveux. Franck saisit son chibre dans une main et commence à se branler lui aussi. Ludi se recule et s’accroupit, adossée à la paroi de la cabine. Elle regarde son mec se branler et lui sourit. Elle se caresse devant lui. Ses doigts viennent s’enfoncer entre ses cuisses. Elle se branle devant lui, les cuisses écartées. La tête renversée, les yeux mi-clos, elle semble se concentrer pour chercher son plaisir. Je suis trempée. J’ai un besoin irrépressible de me soulager moi aussi. Ma main se glisse sous mon ventre, vers mon sexe. Mes doigts s’enfoncent dans ma fente ruisselante et bouillante. Mon bassin accompagne ma branlette d’un mouvement de balancier. C’est trop bon ! Nous sommes tous les trois concentrés sur notre plaisir. J’entends les gémissements de Ludivine au travers de la paroi de la cabine. Ces gémissements que je connais si bien, ceux qu’elle pousse lorsqu’elle va jouir.
Une fraction de seconde, au travers de la petite vitre, je croise son regard perdu, noyé dans le plaisir qui monte. Ma chérie, tu savais que j’étais là à te regarder ! Je t’aime ! Je sais qu’elle a compris que je me branlais moi aussi. Ce regard échangé me fait l’effet d’un coup de fouet et une seconde plus tard, je laisse échapper un cri étranglé au moment ou j’explose. Tout explose en moi, mon ventre, ma tête. Je jouis comme une bête, nue, à plat ventre sur le pont, je bave un peu tellement c’est bon. Dans un effort surhumain je me relève un peu juste à temps pour voir le joli corps de Ludivine agité de soubresauts obscènes, comme disloqué par le plaisir. En me laissant retomber épuisée sur le pont je pense « on est vraiment deux salopes, toutes les deux ». Je suis bien, totalement anéantie.
Après quelques minutes de repos, je reprends mes esprits et je me relève pour voir où en sont mes deux amis. Franck est nu. Ses vêtements sont en désordre sur le sol. Il a du bloquer le gouvernail car il ne s’en occupe plus. Son corps est très agréable avec des muscles bien dessinés, mais sans vulgarité. Je repère aussi deux jolies fesses bien rebondies dont la peau claire semble d’une grande douceur. Il a vraiment un joli petit cul. Il se penche vers sa femme qui se calme doucement. Je la vois rire. Franck rit aussi. Il la caresse et la fait se retourner. Ludi se met docilement à quatre pattes devant lui. Elle tend son cul en arrière. Il semble qu’elle sache exactement ce qu’il veut d’elle. Ils doivent sûrement avoir l’habitude de baiser dans cette cabine, en toute liberté. Ludivine jette un petit coup d’œil discret vers la fenêtre pour vérifier si je suis toujours là. Elle me sourit d’un air malicieux. Son visage prend une soudaine expression de surprise ravie au moment où la bite de Franck l’enfile en levrette. Et la voici qui repart de plus belle dans le plaisir.
Franck la baise à longs coups de bite langoureux et parfois brutaux. Il tient sa femme par les hanches et, lentement, il la baise en l’éloignant et en la rapprochant alternativement de lui. Attentif, il observe sa queue qui s’enfonce et ressort trempée du vagin rose et tendre de mon amour. C’est superbe. Je voudrais pouvoir m’approcher pour mieux voir cette queue défoncer mon amante, pour mieux sentir ce mouvement puissant qui doit faire naître dans le ventre de Ludivine un plaisir profond. Parfois il arrête le lent mouvement de balancier et, la tenant immobile, il fait soudain aller et venir très rapidement sa bite à l’orée de son vagin, en donnant des coups de bassin accélérés. Les gémissements de Ludi s’intensifient lorsqu’il la baise ainsi, ses cris sont plus aigus. Puis il ralentit de nouveau et il reprend son lent mouvement qui la baise à fond.
Ils crient très forts tous les deux maintenant. Franck pousse des cris rauques, comme des grognements, à chaque fois qu’il donne un coup de bite. Ludivine gémit très fort en continu. On dirait qu’elle pleure. Ils semblent tous les deux déchaînés. Ils bougent dans tous les sens à présent. J’ai peur que Franck ne s’aperçoive de ma présence. Et puis j’ai envie de les laisser arriver au terme de leur accouplement dans une vraie intimité. Discrètement, je rampe vers l’arrière du pont et je me laisse aller sur la serviette de bain. Elle sent la lotion solaire. Je repense à l’anus de Ludivine que j’ai si longuement enduit de lotion tout à l’heure. Je repense à cette sensation sous mes doigts de son trou du cul qui se dilatait si gentiment. Je respire profondément pour me détendre. Je l’entends crier longuement pour annoncer au monde que ça y est, elle est arrivée. J’entends son mari crier lui aussi. Un cri de souffrance et de soulagement, un beau cri de libération. Puis le silence.
Le bateau est immobile. Les voiles sont toutes baissées. Plus rien ne bouge. Juste un léger balancement provoqué par les vagues de l’eau tranquille. Je laisse le soleil me caresser. Je ferme les yeux et somnole pendant un temps indéterminé. Quand je refais surface, je sens la présence de Ludivine serrée contre moi. Nous sommes enlacées dans un tendre désordre. En ronronnant comme une chatte, elle vient se blottir contre moi et nous nous embrassons. Sa bouche n’a plus le même goût. Je sens le goût de son mari dans son baiser. Je sens le parfum de l’homme sur mon amour. Elle semble planer dans une douce euphorie. Elle écarte ses cuisses pour s’offrir de nouveau à mes caresses. Elle chuchote :
— « Oh ma chérie ! C’était si bon ! Il m’a si bien baisée ! Je suis tellement heureuse, j’aime tellement quand il me saute… »
— « Tu sens l’homme, ma chérie, tu as le goût de la bite et l’odeur de l’homme ! Tu savais que je viendrais voir hein ? »
Elle rit. J’insiste, je m’échauffe en lui parlant.
— « Tu le savais hein ? Coquine, tu le savais, bougre de petite salope que je te verrais le sucer et te faire baiser ! »
Elle continue à rire les yeux fermés en s’abandonnant à mes chatouilles. Mes doigts se faufilent dans son intimité et viennent se poser sur sa chatte. Mon amour sent vraiment fort le sexe et le sperme. J’aime qu’elle vienne ainsi me faire cadeau de ces odeurs, des traces que l’amour que son homme a laissé sur elle, en elle. Mes doigts s’enfoncent dans sa fente. Elle est complètement trempée de sperme et de mouille. Mes doigts glissent facilement dans son vagin. Elle gémit :
— « Fais moi jouir ma chérie… J’ai envie de jouir encore de tes doigts… Fais-le ! Maintenant ! Je sens que je peux encore jouir très fort ! »
Je la branle lentement comme j’ai vu qu’elle l’aimait. En enfonçant quatre doigts de ma main droite dans son vagin. Il n’y a que mon pouce qui n’y rentre pas. Elle gémit de bonheur et regarde ma main aller et venir en elle, les yeux mi-clos, concentrée sur ses sensations. Lorsque je l’enfonce à nouveau, entièrement cette fois-ci, je vois Ludivine se tordre de plaisir. Ma main est gluante et une forte odeur de sperme et de sexe s’en dégage lorsque je la retire de son fourreau. Je l’approche de mon visage. J’aime cette odeur de sexe. Ludi me regarde, impatiente que je reprenne mon travail de branleuse. Je suis heureuse de m’enfoncer à nouveau dans son sexe ruisselant. Je pense « je branle une femme remplie de sperme, je branle une petite femelle qui a joui sous son homme, et je l’aime ». Ludivine commence à sentir le plaisir monter. Elle m’encourage :
— « Oui, oui ma chérie, continue, continue, c’est trop bon, ne t’arrête surtout pas. Tu sens comme je suis trempée ? Tu aimes quand je suis pleine du jus de mon homme, ma chérie ? »
— « Oui mon amour, j’adore, j’aime que tu sois pleine comme une femelle. J’aime que tu te sois faite baiser à fond devant moi, qu’il ait tout déchargé en toi et que je puisse y tremper mes doigts ! »
Je fais aller mes doigts à toute vitesse en lui arrachant des cris de bonheur. Ma main entière dans son vagin fait un bruit mouillé. J’ai l’impression de battre les œufs en neige ! Je me dis qu’il faudra un jour que je recouvre ma chérie de chocolat ou de crème chantilly et que je la lèche pour la déguster. J’ai peur que Franck ne l’entende crier. Je voudrais l’arrêter mais elle ne m’en laisse pas la possibilité. Les fesses relevées, elle se cabre pour mieux venir s’enfoncer sur ma main en criant de plus belle. Elle est magnifique dans le plaisir. Si seulement elle criait un peu moins fort. Ce n’est pas possible que son mari ne remarque rien. Il me semble sentir sa présence derrière moi. Je suis presque sûre qu’il nous regarde. Je risque un petit coup d’œil sournois vers la cabine mais il n’y a personne. Je suis pourtant persuadée qu’il était là il y a une seconde à nous regarder. Je me sens très mal à l’aise et je me concentre sur mes caresses pour accélérer l’orgasme de Ludivine. Elle arrive très vite à destination et son beau visage rougi par l’effort et l’excitation se tord dans un cri ultime qui s’apaise dans une plainte de bonheur. Immobile, elle s’endort presque instantanément. Je la regarde avec attendrissement.
Mon ange d'outre-atlantique - 4 (fin)
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